AU NOM DE LA TRADITION


 

Sommes-nous donc tous des barbares ?


C’est la saison de la chasse, le moment où des coups de feu éclatent le dimanche matin dans la campagne pour vous souhaiter un réveil guerrier.

A l’époque actuelle, dans tous les pays industrialisés, la domestication des animaux et l’agriculture ont rendu la chasse inutile et inefficace comme moyen de se nourrir et de se vêtir ;  elle n’est plus pratiquée par nécessité mais pour le plaisir. Bref, tout le monde s’efforce de prendre son pied à sa manière et se moque éperdument de la souffrance des animaux.

Bien sûr, il y a des règles pour « moraliser » et contrôler la chasse car on ne peut pas tuer n’importe quel gibier n’importe quand et n’importe comment. Les chasseurs « protègent » et élèvent les animaux qu’ils veulent tuer. Finalement, ils gèrent les rares étendues « sauvages » qui restent comme le paysan à sa ferme. Ils font des lâchers de faisans pour faire des cartons comme à la fête foraine, ils instaurent des quotas d’abattage et lancent des programmes de repeuplement. Il y a même certains fanatiques qui ne veulent pas du tout toucher à la nature et se contentent de tuer quelques bêtes, à l’ancienne.

On trouve donc de tout : du pêcheur alcoolique pour étang où les truites ont été lâchées la veille jusqu’au « Rambo » ascétique qui se lève avant l’aube pour chasser le sanglier à l’arc, en passant par le marquis d’un autre âge amateur de chasse à courre et le PDG gras du bide qui paye cher pour des safaris organisés en Afrique.

Rien de commun entre ces personnages ? Pas si sûr. Contrairement à la guerre et aux crimes illégaux, ils peuvent, avec la chasse, donner sans danger libre cours à leurs instincts primaires.

La chasse est moins policée et les spectateurs sont rares, on peut néanmoins la comparer avec la corrida. L’animalité sauvage est mis à mort au terme d’un rite où la victime non-consentante a soi-disant ses chances. Dans les deux cas, on parle de maintien des traditions et du renforcement des liens sociaux.

Dans certains pays, des individus chassent pour le profit des espèces plus ou moins rares. Ils pillent sans pitié la nature pour revendre fourrures ou cornes. Les « vrais » chasseurs vous diront que ce n’est plus de la chasse puisque ces « commerçants » ne tuent pas pour le plaisir, qu’ils ne préservent pas les espèces et ne veulent pas laisser de chances à leurs proies ! Comme si les chances étaient équilibrées d’habitude ! Dans les pays où la chasse est encore très utile pour se nourrir, tout le monde trouve cette pratique normal ; personne ne songe à trouver autre chose et préfère viser l’élevage, ce qui est encore pire.

Dans nos pays riches, on chasse pour se faire plaisir. La peur, la souffrance et la mort des animaux sauvages traqués, blessés et abattus comptent pour du beurre. Les chasseurs ont simplement différentes manières d’envisager et de pratiquer la chasse : plus ou moins sordide, plus ou moins meurtrière, plus ou moins « écologique » ou technologique... Ces « modes » ne sont pas dus au souci qu’ils auraient pour les animaux, mais simplement issus des traditions et conceptions locales.Dans le fond, ils s’agit toujours de se faire jouir en affirmant violemment sa soi-disant supériorité, de se rassurer sur sa virilité et sur sa séparation d’avec le monde animal.

Actuellement, c’est la chasse dite sportive qui fait le plus de victimes et qui est paradoxalement la mieux considérée. La chasse de subsistance fait un peu arriérée, la chasse commerciale fait requin sans cœur avide de profit, tandis que les chasseurs sportifs se considèrent comme les vrais amoureux de la nature, des bienfaiteurs modernes, ceux qui la régulent et la protègent. Drôle de façon d’aimer que d’assassiner de manière effroyable les animaux. Il faut dire qu’on retrouve là les habitudes virilistes et machistes couramment appliquées dans les relations ordinaires entre garçons et filles. Je t’aime, donc je te domine et te tue.

Les chasseurs sont donc pires que n’importe quel prédateur. Les animaux sauvages, au moins, ne s’entretuent que pour se nourrir et se reproduire avec modération.

Non contents d’avoir créé des animaux esclaves transformables en steaks, les préhommes approuvent le fait de traquer à mort les bêtes encore en liberté (en plus, cette liberté est souvent surveillée). Ils ne pourraient pas leur foutre la paix non !? Les bêtes en bavent déjà bien assez avec leur survie ordinaire, il faut en plus qu’elles évitent ces humanoïdes en treillis qui n’ont rien trouvé d’autre pour s’occuper et se faire plaisir.

La survivance de la chasse (quelle qu’en soit la forme) prouve (parmi des tas d’autres preuves) que la barbarie préhumaine est bien vivante et n’est pas près de s’éteindre. La chasse à l’homme (en temps ordinaire) n’a plus cours, les exécutions capitales ne sont plus publiques et sont mêmes interdites dans beaucoup de pays, les barbares ne peuvent se satisfaire du 20 H et des films de fiction, il leur faut faire couler le sang pour affirmer fièrement leurs choix, pour s’enfoncer et se conforter dans la voie nihiliste qu’ils ont choisie.

En Espagne, le Galgo et le Podenco (lévriers espagnols) sont traditionnellement élevés pour la chasse dans le milieu rural et les propriétaires ‘Galgueros’ organisent chaque année des concours de chasse au lièvre appelé "Carreras el campos" dans différentes régions où les lévriers sont lâchés en couples ; le vainqueur est celui qui attrape le lièvre, le vainqueur final est fêté fièrement avec ses maîtres de stades en stades.

Lorsque la vie d'un Galgo a été glorieuse et qu'il a bien chassé, le chien a droit à être pendu haut et court, pour une mort rapide, parce que la tradition le veut ainsi. Lorsqu’un Galgo a mal chassé (soit il a raté sa proie ou parce qu’il a eu trop faim et, il a mangé sa proie), il sera éliminé de manière totalement cruelle et sordide : il sera pendu en prenant un appui sur ses pattes arrières l’obligeant ainsi à résister le plus longtemps possible à l'étranglement, son agonie durera des jours entiers. Tandis que d’autres terminent au fond d’un puits, les autres sont empoisonnés ou bien encore brûlés vifs, voire noyés ou battus à morts ; certains seront traînés derrière une voiture jusqu'à ce qu’il ne reste qu’un bout de chair ensanglanté.

D’autres sont abandonnés par leurs maîtres à leur propre sort et terminent par milliers dans des ‘Perreras’ (fourrières) ; de véritable camps de misère et de mort car la plupart sont des entreprises privées de gestion d’ordures qui s’enrichissent en suivant un programme d’extermination massive des animaux qui y rentrent.     Les rares chanceux à être découverts en vie sont retrouvés errants dans un état grave des blessures provoquées par leurs maintes tentatives désespérées pour se libérer du lien mortel qui les maintenait prisonnier ; faméliques et moribonds, ils seront, pour la plupart, recueillis par des ‘bonnes âmes’ et remis à des associations de protection ou d’autres refuges privés, qui eux, ne perçoivent aucune aide de qui que ce soit et qui, tenterons de replacer ces animaux en famille d'adoption.

Les musulmans célèbrent la fête de l’Aïd-al-Adha (Aïd-el-Kébir), la « fête du sacrifice » où il s’agit pour les fidèles, de perpétrer le sacrifice du mouton ; est réellement utile et normal de sacrifier ainsi des animaux impuissants et non étourdis dont le sang jaillit de la gorge tranchée ?

Rappelons que ce "sacrifice" ne fait en rien partie des 5 piliers de l'Islam et qu'il doit être davantage envisagé comme une tradition que comme une obligation coranique ; des solutions alternatives existent tels que le don ou l'offrance à des pauvres ou à des communauté en difficulé.

Mais tout ceci un bon business ..imaginé chaque famille achète un mouton ; ca fait des affaires pour les éleveur et ca incite a la consommation !!!!

Et chez nous alors ?


Que penser du homard qu'on balance 'vavant' dans l'eau bouillante ?

Que penser de toutes ces oies gavées et qui n'en peuvent plus!
Ce bon foi gras ! Miam miam, c’est trop délicieux! 

Sommes-nous donc tous des barbares ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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