IN-MEMORIAM RENE, ALIAS CHAMPI
CHAMPI était le SDF le plus sympa de MONS ; il avait voulu revendiquer sa marginalité en existant à sa manière ! Sa vieille bicyclette en main, il courait dans les rues en vociférant des cris qui n'appartenaient qu'à lui ; un être profondément humain que seule quelques personnes ont pu se lier d'amitié avec lui
En 2004, il nous a quitté suite à un manque de soins ; il est décédé tout seul comme un malheureux dans une maison abandonnée. Tu n'avais que 43 ans, l'ami ...

FINALEMENT QUI SONT CES PERSONNES QUI SONT DANS LA RUE, LES CONNAISSONS-NOUS VRAIMENT ?
SONT-ILS DES MARGINAUX PAUMES ALCOOLISES ET OU DES DROGUES ?
QU'EST QU'UN SDF, UN SANS-ABRIS ET QUELLE DIFFERENCE ?
EST-CE POSSIBLE QUE CE SOIT VOUS DEMAIN ?

QUI d'entre-nous n'a jamais été confronté en faisant ses courses dans sa grande surface habituelle à rencontrer un "MANCHEUR" ; une personne assies à même le sol et à l'apparence souvent négligée voire sale ; une personne qui a entre ses jambes un CHIEN qui roupille ainsi qu'un petit panneau où il est écrit : "J'AI FAIM, AIDEZ-MOI". Certains ne disent rien tandis que d'autres vous regardent et vous disent tout simplement "Bonjour" tandis que d'autres oseront vous aborder ou du moins vous demander "une petite pièce, svp".
AUJOURD'HUI, on retrouve ces personnes un peu partout et font PARTIE INTEGRANTE DU CADRE DE NOTRE VIE AU QUOTIDIEN ; ils sont omnisprésent devant les portes d'entrée des grandes surfaces, dans les artères commerciales, au détour des rues des centres villes, des gares, sous un porche d'église, un hall d'entrée, dans les parcs communaux, ...

Bien souvent, ils sont assis à même le sol avec ou sans chien ; il n'est pas rare d'en croiser certains avec une bouteille d'alcool à la main ou en train de fumer une quelconque substance douteuse. D'autres sont là, le regard absent qui fait penser de suite à un drogué qui vient de se faire un shoot. Puis, ils y a ceux qu'on croisent et qui crient ou qui gueulent à qui veut bien les entendre de propros agressifs ou déraisonnés comme si la folie les avait atteint.
Certains sont IDENTIFIABLES de suite car ils arpentent les rues ou tout autre endroit où il y a une foule de personnes qui y circule ou bien encore se disposent sur les grands axes de circulation routier tels que les carrefours en tenant un JEUNE ENFANT DANS LES BRAS ou bien encore en montrant un MEMBRE COUPE afin d'apitoyer le public et de se faire remettre quelques pièces ; d'autres se réfugient en différents lieu et n'hésitent pas à mettre des chios à peine soeuvré avec une chienne à même le sol pour ATTIRER LES PLUS CREDULES alors que tout ce petit monde, en fait, fait partie de BANDES bien ORGANISEES.

D'autres sont INDISCERNABLES aux yeux du commun des mortel que nous sommes car il faut bénéficier d'expériences approfondies dans le domaine du "Monde de la rue" (assistants sociaux, éducateurs de rue, personnel soignant de rue, responsable de centre de jours et de nuit, agent de Police, ...). Eux seuls pourront vous dire si on a en face de soi, un VRAI ou un FAUX (SDF ou Sans-abri) car toutes ces personnes issues de la précarité sont bien connues et encadrées par ces professionnels de la rue.

A PRIORIS ET IDEES RECUES, certains personnes fuierons le regard de ces gens tandis que d'autres s'en éloignerons en les ignorants ...Est-une question de choix de la part de ces personnes ? Pour certains, OUI !

D'autres se dirons qu'ils n'ont qu'à aller bosser au lieu de rester là avachi à rien faire ...
Il faut savoir qu'aujourd'hui, 3 SDF sur 10 ont un emploi MAIS ce sont tous des contrats précaires (contrat à durée déterminée, un intérim ou des contrats où, après x temps, faute de pouvoir bénéficier des réductions des charges sociales sociales, la patron licencie la personne).
4 SDF sur 10
sont en recherche active d'emploi ; il faut aussi le préciser !

Alors POURQUOI toutes ces personnes se retrouvent-elles DANS LA RUE ?

Aujourd'hui, c'est le coût des LOGEMENTS qui pose le plus gros des soucis mais également l'insuffisance des logement sociaux ; l'accès au logement est devenu une véritable bataille de CONTRAINTES de la part des propriétaires et des sociétés privées de logement où ces personnes doivent montrer et prouver, en fournissant des GARANTIES ADMINSTRATIVES qu'ils bénéficient d'un REVENU ASSURE ET ELEVE . Si vous n'avez pas ces garanties exigées, il vous faut trouver un garant !

D'un autre côté, il faut aussi savoir que +/- 7% de la population qui vit dehors et donc à la rue le fait en choix de vie personnel car certains estiment qu'on ne peut pas travailler si on n'a pas de logement
. Question de choix personnel !

SDF ou SANS-ABRIS ?

Une personne qui n'a PAS DE TOIT AU DESSUS DE SA TETE est un SANS-ABRIS, ce qui implique directement qu'il NE BENEFICIE D'AUCUN REVENU car il ne peut justifier auprès de la commune d'un bail ou d'une adresse et donc ne pourra pas faire l'objet d'une enquête sociale. Cette personne ne pourra donc pas prévaloir à l'aide du CPAS et donc percevoir le RIS (revenu d'intégrité sociale -ex minimex) qui est fixé à 817,36 € pour une personne isolée. Ces personnes ne sont donc pas inscrites au registre national de la population.

Pour être inscrit au registre national de la population, il faut donc avoir une ADRESSE DE REFERENCE, ce qui va alors permettre à la personne de PERCEVOIR DES ALLOCATIONS du CPAS, donc du RIS (817,36 €) ; la personne ne vit pas là mais il s'agit d'une adresse où les courries administratifs et privés sont envoyés. Certaines personnes ont d'ailleurs, sous certaines conditions particulières liées à leur situation, une adresse auprès du CPAS. Ces personnes là sont ce qu'on appelle communément les SDF (SANS DOMICILE FIXE).

En résumé, un SDF perçoit un revenu de 817,36 € (personne isolée) et le SANS-ABRIS ne perçoit rien

Fonction de cet élément fondamental qui les distingue, on pourrait donc croire que seul le SANS-ABRIS est celui qui se retrouve A LA RUE pour "mancher" ; c'est FAUX ! Le SDF va lui aussi se retrouver A LA RUE "mancher". Alors, pourquoi ? Tout simplement pour les mêmes raisons : SE NOURRIR et AVOIR DE L'ARGENT

Le SDF ou ceux qui bénéficient du RIS vous dirons que ce somme de 817,36 € n'est pas grand chose et que c'est pour cela qu'ils manchent afin de pouvoir boucler leurs fins de mois ; le SANS-ABRIS, quand à lui, vous dira qu'il doit SURVIVRE car il n'a pas un rond et de facto, il n'a aucun moyen de s'acheter le minimum vital comme par exemple la NOURRITURE.

VRAI & PAS VRAI ? Certaines personnes vous répondront qu'il existe différents organismes de SECOURS POPULAIRES communaux et privés comme les Centres de jour ou de nuit qui sont là pour les nourrir gratuitement, se laver, se réchauffer ou bien encore se reposer. C'est VRAI comme il existe aussi des magasins ou des collectivités locales qui sont là aussi pour les aider en terme de nourriture. Ce qu'on oublie bien souvent de mentionner, c'est que le SANS-ABRIS ne bénéficie pas de ces mêmes droit car il a un chien !!! S'il veut bénéficier de tout celà, il doit ABANDONNER son animal et çà, il ne le fera pas car pour lui, ce chien est bien souvent le DERNIER LIEN SOCIAL qu'il lui reste dans la vie et donc, aussi bizarre que cela puisse paraître aux yeux de certaines personnes, il va refuser cette aide et rester auprès de sonf fidèle compagnon.

L'ALCOOL et la picole, c'est souvent le salon de thé des gens de la rue où ils sont mis en commun ; c'est l'endroit où l'on se reconnaît et où l'on communique ; PEUT-ON LEUR REPROCHER ? Même si l'alccol est une illusion physiologique qui réchauffe le coeur et qui pour eux, est salutaire dans l'immédiat, il n'en reste pas moins qu'avant la fin de la nuit, ils seront suffisamment embrumés pour OUBLIER tous les malheurs du monde ; rien que pour cela l'alcool est irremplaçable.

AVANT D'ARRIVER DANS LA RUE, la personnes est déjà imprégnées de pathologies psychiatriques, de problèmes familiaux... Autant de troubles que la rue vient aggraver avec l'ALCOOL, le TABAC ou la DROGUE.

L'ALCOOL est dangereux pour la santé et oui, c'est une DEPENDANCE pour eux,mais rien n'est moins certains que pour eux, l'alcool représente le plus grand risque car dans la rue, meurt-on plus de cirrhose que de MALNUTRITION, de DETRESSE, de manque de SOINS, d'usure ou de SOLITUDE ?

Puis, il y a aussi la DROGUE, une dépendance au CANNBIS et à l'HEROINE qui représente près de 30% de la population sans logement ; il y a aussi les addictions aux AMPHETAMINES et aux médicaments détournés de l’usage médical comme les benzodiazépines. 

"SURVIVRE DANS LA RUE SANS PRENDRE DE SUBSTANCES EST QUASI IMPOSSIBLE" car c'est un stress, une pression, une tension psychique permanente qu’il est beaucoup moins difficile de supporter quand on est sous l’influence de certains produits. Je ne dis pas que ces produits n’ont que des vertus, mais ils ont des effets stimulants et anesthésiques. L’HEROINE, par exemple, est un anti-douleur très puissant. Quelqu’un qui marche dans la rue, les pieds abîmés parce qu’il s’est blessé et n’a pas accès aux soins, va soulager sa douleur en prenant un produit. Les gens qui vivent à la rue acquièrent une culture de la débrouille pour se procurer un produit qui calmera la souffrance, non seulement physique mais aussi psychique : S'ALCOOLISER peut aussi être une manière d’avoir encore des "contacts avec soi-même ... "


Le saviez-vous ?

L'ESPERANCE DE VIE dans la rue est de 43 ANS (entre 40 et 50 ans) et que contrairement aux i
nformations véhiculées les médias chaque hier, les SDF meurent tout au long de l'année ; les "MORTS DE LA RUE" se comptent pas centaines chaque années et ce, dans le plus grand SILENCE et l'OUBLI ...

AUJOURD'HUI, IL EST TOTALEMENT FAUX DE PENSER QUE NOUS SOMMES A L'ABRIS DE NOUS RETROUVER A LA RUE !

Perte d'emploi et/ou un divorce
Une maladie et/ou une dépression
Une faillite d'entreprise ou tout autre accident de la vie tel que la violence et l'abus dans un foyer, une personne agée au revenu fixe davant faire face à une augentation de son loyers et de ses taxes, sans logement, sans famille et/ou amis, problèmes rencontrés à l'enfance,

TRES VITE, nous pouvons TOUS
TOMBER DE TRES HAUT

FAIM
SOLITUDE
SILENCE
ANGOISSES
NUITS FROIDES DE L'HIVER
LONGUES JOURNEES D'ERRANCE
PERTES DE REPERES SOCIAUX
SOINS DE SANTE
HYGIENE
INSECURITE
AGRESSION
RACKET

LE MONDE DE LA PRECARITE, qu'ils soient des SDF ou des SANS-ABRIS, est un monde très particulier et s'y aventurer sans être un professionnel ou avoir un minimum d'expérience peut se révéler, à terme, dangereux pour la personne qui, pourtant animée d'une bonne intention risque de gros soucis, ne fût ce qu'en terme de SECURITE mais aussi de légalité.

C'est pour cette raison que nous, ARCI asbl, nous faisons AIDER, GUIDER et CONSEILLER par des PROFESSIONNELS issus du monde de la rue (éducateurs, responsables de centres de jour et de nuit, etc ...)car eux savent et connaisent ces gens mieux que nous. En interne, nous avons également une BENEVOLE EXPERIMENTEE dans ce secteur; rien n'est fait à l'improviste et sans un minimu de précaution.





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